L’angoisse de mort est soluble dans la présence

Se laisser être la présence est une formidable façon de voir que l’angoisse de mort apparaît et est maintenue par une pensée, nécessairement fluctuante et temporaire.

Lorsque nous sommes présent, cette pensée se dissout comme tout le reste. Si nous ne l’entretenons pas, l’anxiété qui vient avec se dissout également.

Vivre dans la peur de la finitude de ce corps et de ce mental s’apprivoise à travers la pratique de la méditation de pleine conscience en voyant que chaque chose qui apparaît au sein de la conscience disparaît. Ce ne sont que des naissances et des morts continuelles que nous observons à chaque instant.

Nous découvrons que la conscience qui observe et accueille toutes choses est toujours présente dans toute expérience. Le changement dans les expériences faites à chaque instant ne change pas le point commun à toutes ces expériences : la conscience elle-même.

Ainsi, si la mort était une nouvelle expérience, nous serions alors ce qui observe cette expérience de mort et non ce qui meurt. Et s’il n’y avait plus la conscience, il n’y aurait plus d’expérience de mort non plus et de peur de mourir. Fin du problème. 🙂

Comme le dit Epicure dans la Lettre à Ménécée:

la mort, n’est rien pour nous, puisque,

tant que nous existons nous-mêmes, la mort n’est pas, et que,

quand la mort existe, nous ne sommes plus.

Donc la mort n’existe ni pour les vivants ni pour les morts,

puisqu’elle n’a rien à faire avec les premiers, et que les seconds ne sont plus.

 

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